Il s’agit d’une erreur dont je suis régulièrement témoin. Lorsque j’annonce que je suis végétarien, dans un restaurant ou une soirée, on me demande régulièrement si je mange du poisson. Récemment, j’ai même été témoin d’une discussion, dans le train, durant laquelle quelqu’un prétendait que les végétariens pouvaient manger du poisson et que c’étaient les végétaliens qui n’en mangeaient pas. Véridique.


En réalité, il n’existe pas trente-six définitions de ce terme : un végétarien est une personne qui pratique le végétarisme, c’est-à-dire un système d’alimentation excluant la consommation de chair animale (voir par exemple Wiktionnaire ou Wikipedia). Par “chair animale”, on entend donc la viande rouge, la volaille, le gibier, le poisson, les crustacés, les fruits de mer, etc. Un végétarien peut parfaitement consommer des oeufs ou du lait.

Un végétalien, quant à lui, ne consomme aucun produit d’origine animale. Cela inclut la viande, le poisson, mais aussi les oeufs, le lait, le fromage, le miel, etc.

Il existe des termes un peu plus compliqués pour désigner quelqu’un qui ne mange pas de viande, mais uniquement du poisson, ou qui ne mange pas de viande rouge, mais uniquement de la volaille, par exemple. Il s’agit des termes “semi-végétarien”, “pesco-végétarien” et “pollo-végétarien”, mais, à mon avis, ils ne font qu’ajouter à la confusion déjà existante. Devra-t-on bientôt inventer un mot pour désigner les personnes qui n’aiment pas les choux de Bruxelles ?

J’ajouterais encore (pour répondre à une question qu’on me pose souvent) qu’à ma connaissance, il est difficile d’avoir des carences (protéines, vitamines, etc.) en étant végétarien, si l’on mange de manière équilibrée - ce qui est une condition valable également pour les non-végétariens, bien entendu ! Le végétalisme, quant à lui, est plus problématique (mais pas insurmontable) de ce point de vue. Enfin, on peut être végétarien principalement pour des raisons éthiques (c’est mon cas, à la base), écologiques, économiques ou de santé.