Pour les années précédentes, voir ici : 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012 et 2011.

En 2018, j'ai :

Le plus gros changement dans ma vie en 2018 a été l'arrivée de mon fils. Sur le plan émotionnel, c'est quelque chose d'assez inquantifiable. Je me demandais toutefois si cela allait bouleverser certaines mesures plus objectives et, étonnamment, j'ai réussi à garder un certain rythme pour pas mal de mes activités, en particulier sportives (je pensais que le manque de sommeil allait avoir un impact négatif dans ce domaine). Sans grande surprise, nous avons moins voyagé. Quelques activités culturelles, dont le théâtre en particulier, ont également un peu souffert. J'espère que nous allons y remédier en 2019.

La musique a toujours un grand rôle dans ma vie. Durant mes deux semaines de congé paternité, j'ai eu l'occasion d'écouter plusieurs intégrales de musiciens classiques (Chopin et Debussy). Tout au long de l'année, j'ai essayé d'écouter plus régulièrement et systématiquement du Bach, du Beethoven, ainsi que du Mozart (je continue cette année). Je continue également à développer ma culture jazzistique en écoutant des classiques du jazz.

La tendance semble se confirmer (et cela date d'avant l'arrivée de mon fils) : j'ai de plus en plus de peine à me motiver à voir des films récents (i.e. qui ont moins d'une année ou deux), face au nombre gigantesque de classiques du cinéma que je n'ai pas encore vus. Ça n'est pas un parti pris, mais plutôt le résultat d'une approche plus rationnelle, plus consciente.

L'année 2018 a été pour moi l'occasion de faire quelques expériences un peu "folles", dont un cours vipassana de 10 jours et d'autres que je ne mentionnerai pas ici... Suite à la lecture d'un livre à ce sujet en 2017, j'ai aussi décidé d'implémenter plus sérieusement certains principes du stoïcisme, dont celui de l'inconfort volontaire (pour ceux qui se demanderaient pourquoi je prends des douches froides et pratique des jeûnes). Et, non, il ne s'agit pas de masochisme. Il s'agit d'une démarche qui a du sens, psychologiquement parlant : en très résumé, il s'agit d'entraîner un certain détachement par rapport au confort auquel nous sommes tous tellement habitués, pour pouvoir mieux accepter les imprévus de la vie (perte d'éléments matériels, de personnes auxquelles nous sommes attachés, etc.). D'autres techniques, telles que la visualisation négative, complètent la pratique de l'inconfort volontaire.

Côté méditation, 2018 a été soit la pire année depuis que j'ai commencé à méditer régulièrement en 2013 (seulement 29 heures sur l'année), soit la meilleure année si je prends en considération le cours vipassana que j'ai suivi (95 heures sur 10 jours, pour un total de 124 heures sur l'année). Le fait est que, depuis ce cours, j'ai eu de la peine à méditer régulièrement au quotidien. En 2019, je vais laisser tomber Headspace et essayer l'application de Sam Harris. Si j'en ai le courage / la motivation, je participerai également à quelques meetups vipassana.

Côté réseaux sociaux, j'ai installé un plugin Chrome pour limiter leur utilisation à 5 minutes par jour sur mes deux laptops (personnel et professionnel), pour une utilisation combinée maximale de 10 minutes par jour. J'ai également enlevé les applications Facebook, Twitter et LinkedIn de mon smartphone. Pas de surprise, donc. Je n'ai jamais aussi peu tweeté depuis 2008. J'essaie d'aller "plus efficacement" sur Facebook.

J'ai pas mal écrit ces dernières années sur le sentiment d'accélération du temps qui passe. Une chose que je n'avais pas prévue : un bébé fait prendre encore plus conscience du fait qu'il faut profiter du moment présent, car un bébé, ça grandit vite !