Fin 2019 et début 2020, j'ai définitivement repris goût à la méditation. Il m'arrive parfois de méditer sans application, mais je suis de plus en plus convaincu que le fait d'être guidé est une bonne chose, même après des années d'expérience. Cela correspond moins à l'image que l'on se fait de quelqu'un qui médite (tout seul, dans la nature, assis en tailleur, etc.), mais, au-delà des clichés, cela a vraiment un intérêt pour progresser.

J'utilise toujours l'application Waking Up de Sam Harris. Elle me correspond bien. Pour l'instant.

Je fais toujours des sessions de dix minutes, au lieu de quinze ou vingt minutes en 2017 et les années précédentes. Je pourrais, je pense, augmenter à nouveau progressivement la durée de mes sessions, mais l'application de Sam ne propose le choix qu'entre dix et vingt minutes. C'est une limitation qui me bloque un peu psychologiquement.

Une chose qui a changé, en une année, c'est que j'essaie de faire de la méditation metta plus régulièrement. En tout cas une fois par semaine, en principe, depuis septembre 2019. En anglais, on parle de loving kindness meditation. En français, on traduira cela par méditation de bienveillance, voire méditation d'amour bienveillant.

Si cela vous évoque des images des années 60 (des hippies, des fleurs et tout ça), c'est normal. Cela m'a fait la même chose lorsque j'ai découvert la méditation metta, lors de ma retraite vipassana en 2018. Et puis j'ai changé d'avis. J'ai peu à peu réalisé à quel point cet exercice était difficile et, donc, nécessaire.

En gros, il s'agit de développer, via un exercice de visualisation, sa bienveillance et sa compassion envers d'autres personnes, d'abord envers des gens avec qui c'est facile (des gens que l'on aime bien, naturellement, sans effort), puis envers des gens, disons, un peu plus problématiques... Enfin, il s'agira d'appliquer l'exercice à soi-même (très important). Ça n'est pas quelque chose que je fais (et que la grande majorité des gens font, j'en suis quasiment certain) facilement. D'où l'intérêt de s'entraîner, régulièrement.

Un des trucs pour développer un sentiment de bienveillance envers une personne "difficile", c'est d'imaginer que cette personne a aussi été enfant, un jour, qu'elle est le fruit de son environnement, de son parcours, de sa souffrance, etc. Mais c'est surtout le fait de l'imaginer enfant, qui me parle, ces temps-ci. S'imaginer qu'une personne a pu être "un enfant innocent", un jour, aide à être plus compréhensif, plus indulgent.

D'ailleurs, indépendamment de la méditation metta, il y a un autre phénomène similaire que j'ai remarqué : depuis que je suis père, j'ai plus tendance à voir les autres personnes comme "les enfants de quelqu'un". Quel que soit leur âge, avec un petit effort d'imagination, je peux me mettre à la place de leur père. À nouveau, c'est quelque chose qui a tendance à augmenter mon empathie.

Enfin, il m'est arrivé plusieurs fois de regarder la liste des cours vipassana de trois jours. Je pourrais être tenté d'en faire un, dans un avenir proche. Je n'ai encore vu aucune date qui pouvait me convenir, toutefois.